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cASINO: mi-ange, mi-diable

Casino, film sorti en 1995, rĂ©alisĂ© par Martin Scorsese et adaptĂ© du roman de Nicolas Pileggi (qui a Ă©galement participe a la rĂ©alisation du scĂ©nario), met Ă©galement en scène la dualitĂ© du casino. Ainsi, Las Vegas, ville dans laquelle se dĂ©roule toute l’histoire du film, apparaĂ®t en filigrane comme Ă©tant d’une part une ville a en tomber amoureux et d’autre part un endroit a tout simplement dĂ©truire. Tout comme le hĂ©ros, Sam Rothstein, (le directeur de l’hotel casino de Las Vegas), qui souffre d’un ulcère mais qui porte des costumes de couleurs Ă©clatantes ; Las Vegas, cache une rĂ©alitĂ© sordide, criminelle et triste de derrière un masque scintillant de « paradis terrestre ». Ne pouvant donc cacher ses cotes nĂ©fastes plus longtemps, Las Vegas apparaĂ®t don bien vite au long du film comme un vĂ©ritable enfer terrestre, une ville dĂ©molie par l’excès , la corruption et la tricherie. La ville de la bontĂ© se mĂ©tamorphose donc bien vite en ville du pĂ©chĂ©. Cette mĂ©taphore arrive a son comble lorsque dans une des scènes du film le bandit prĂ©tend ĂŞtre la police d’un autre bandit : la mafia surveille donc les croupiers corrompus qui eux-mĂŞmes surveillent les joueurs qui ne cessent de tricher. Voila donc encore un film qui nous invite a rester sur nos gardes quant aux diffĂ©rents jeux que le casino propose. Car derrière ces machines et ses tables tellement tentantes se cache un petit diable qui n attend que vous pour devenir sa prochaine victime.

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Dans son livre sur le poker intitulĂ© l’Illusion du hasard, Alexis Beuve le dĂ©die « à tous les champions de poker qui ont perdu leur dernière partie ». Ce titre et cette dĂ©dicace mettent en valeur toute la dimension conflictuelle que porte le jeu du poker. Car le jeu du poker peut ĂŞtre un jeu plaisant, mais peut Ă©galement ĂŞtre un plaisir qui vire bien vite au monstrueux. Comme le dĂ©clare Alexis Beuve dans son livre “Le poker a conduit bon nombre de joueurs Ă  la ruine. Et cette dĂ©claration formelle de la part d’un jouer connu et reconnu de poker nous donne juste la preuve que les rumeurs concernant des familles entières dĂ©truites a cause d un père trop joueur ne sont malheureusement pas seulement le fruit de notre imagination.

Par ailleurs, selon Robert Cohen (expert en Poker) et encore bien d’autres, “Le poker est un jeu inflationniste qui pousse Ă 
la mĂ©galomanie”. Le poker peut aussi en effet virer le joueur Ă  la mĂ©galomanie. Transformer le joueur homme (car il faut le
dire aussi, le poker est un jeu machiste) non seulement en un être éventuellement ruiné mais prônant également sa suprématie
en tant qu’homme et en tant que joueur de poker.

La littĂ©rature austerienne Ă©galement vient mettre le doigt sur les dangers du jeu de poker. Ainsi, La musique du Hasard, roman de Paul Auster raconte l’histoire de Nashe, sĂ©parĂ© de sa femme et de sa petite fille, libre comme le vent et ayant en poche 200 000 dollars. Le protagoniste ne sachant pas quoi faire de tout cet argent et de cette libertĂ© soudaine choisit tout d’abord l’espace, l’espace immense et vide amĂ©ricain des « roads movies ». Puis, lasse, la musique du hasard l’invite a vivre une nouvelle aventure, une aventure inconnue jusque lors : miser tout son argent sur une seule carte dans un des casinos francais . A vous de lire la suite d’un roman fabuleux ou l’auteur de Mr Vertige, dessine encore une fois un personnage Ă©merveillĂ© face a son propre anĂ©antissement avec un talent digne uniquement de la rigueur et de l’ironie austerienne.

Casino, film sorti en 1995, rĂ©alisĂ© par Martin Scorsese et adaptĂ© du roman de Nicolas Pileggi (qui a Ă©galement participe a la rĂ©alisation du scĂ©nario), met Ă©galement en scène la dualitĂ© du casino. Ainsi, Las Vegas, ville dans laquelle se dĂ©roule toute l’histoire du film, apparaĂ®t en filigrane comme Ă©tant d’une part une ville a en tomber amoureux et d’autre part un endroit a tout simplement dĂ©truire. Tout comme le hĂ©ros, Sam Rothstein, (le directeur de l’hotel casino de Las Vegas), qui souffre d’un ulcère mais qui porte des costumes de couleurs Ă©clatantes ; Las Vegas, cache une rĂ©alitĂ© sordide, criminelle et triste de derrière un masque scintillant de « paradis terrestre ». Ne pouvant donc cacher ses cotes nĂ©fastes plus longtemps, Las Vegas apparaĂ®t don bien vite au long du film comme un vĂ©ritable enfer terrestre, une ville dĂ©molie par l’excès , la corruption et la tricherie. La ville de la bontĂ© se mĂ©tamorphose donc bien vite en ville du pĂ©chĂ©. Cette mĂ©taphore arrive a son comble lorsque dans une des scènes du film le bandit prĂ©tend ĂŞtre la police d’un autre bandit : la mafia surveille donc les croupiers corrompus qui eux-mĂŞmes surveillent les joueurs qui ne cessent de tricher. Voila donc encore un film qui nous invite a rester sur nos gardes quant aux diffĂ©rents jeux que le casino propose. Car derrière ces machines et ses tables tellement tentantes se cache un petit diable qui n attend que vous pour devenir sa prochaine victime.



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